Rhumatisme

Ensemble de maladies inflammatoires (arthrite) ou dégénératives (arthroses) portant souvent sur les articulations et toujours douloureuses.

Quelles sont les maladies concernées ?

Dico-medical.com nous aide à nous retrouver dans ce méli-mélo d’appellations où la science louvoie avec les expressions populaires. L’anatomie (la géographie du corps) nous permet une approche réaliste.

Le mal de dos :

Le mal de dos est le plus simple à situer, puisque sa zone de prédilection est le plus large. La douleur se situe en dessous des cervicales (nous sortons de la zone torticolis, cervicalgie) et descend jusqu’à la zone des vertèbres lombaires (qui devient la zone de la sciatique, du lumbago, de l’hernie discale, de la lombalgie et du tour de reins ou mal de reins).

Cette dorsalgie, (étymologie : mal de dos), concerne la zone des vertèbres dorsales. On peut aussi exclure les douleurs qui viennent vers l’avant et qui sont des douleurs intercostales. En fait, si elles n’entrent pas dans les douleurs rhumatismales, elles ont la même origine au niveau des vertèbres dorsales, mais la douleur est plus fulgurante. Le déplacement vertébral entraînant une douleur le long du trajet du nerf, entre les deux côtes. Une « sciatique » de la cage thoracique pourrait-on schématiser pour cette autre névralgie, ou douleur qui suit le trajet du nerf.

Schématiquement, on peut imaginer la colonne vertébrale, cet assemblage de petits cubes empilés les un sur les autres, comme le mât d’un navire avec ses haubans. Le plus souvent, cet empilage, le rachis, ne résiste pas au relâchement des muscles, qui sont ses haubans. Cette comparaison est d’autant plus vrai pour la zone centrale du dos qui est la plus large et dont l’environnement est plus osseux (la cage thoracique) que musculaire (les muscles du cou pour les cervicales par exemple).

Les médecins puristes ont tendance à englober toutes ces zones dans le « dos ». En fait l’expérience montre que les patients réserve ce vocable à la partie moyenne, c’est-à-dire aux vertèbres dorsales.

Lorsque la douleur s’installe d’une manière lancinante dans cette partie de la colonne vertébrale, on peut la relier à des problèmes de postures :

  • soit bien installées, comme une cyphose ou une scoliose,
  • soit plus ponctuelles et liées à l’activité professionnelle.

Lorsque, par contre, la douleur arrive brusquement, le plus souvent après un « faux mouvement », on est en présence d’un déplacement . Ce déplacement vertébral, peu admis par la plupart des médecins, peut être réduit par un chiropracteur ou un ostéopathe.

Dans tous les cas, notre comparaison avec les haubans du mât du navire, nous montre la voie du rétablissement et de la prévention de la prochaine crise : la gymnastique corrective. Pour être plus précis, on verra qu’il faut revenir à une gymnastique dite analytique, car elle va faire travailler des muscles ou groupes de muscles d’une manière très sélective.

Puisque nous parlons d’arthrose, il faut préciser que l’âge entraîne une dégénérescence normale des cartilages, qui apparaîtront au fur et à mesure à la radiographie, sur le pourtour flou des limites de la vertèbre et sur les petites proliférations osseuses. Ces proliférations peuvent aller jusqu’à former un petit promontoire, c’est le « bec de perroquet ». Il y a donc des éléments tangibles qui nous informent sur l’état du terrain. Il y a ensuite la douleur qui doit s’analyser différemment. Toutes les personnes présentant des radios avec des vertèbres dorsales « arthrosiques » ne souffrent pas. Il y a d’autre part une différence entre une personne de 45 ans souffrant précocement du dos et une personne de 70 ans ayant des douleurs de son âge. L’onglet « traitement » abordera les différentes approches de la guérison et de la prévention.

Les lombalgies :

En continuant notre exploration, nous atteignons la zone des vertèbres lombaires. La comparaison avec les haubans du navire reste valable, mais le problème se complique avec la forme naturelle de la courbe lombaire, ce creux ou lordose lombaire.

La plupart des mammifères ont ce creux des reins et l’homme l’a conservé en se relevant. Il arrive que la gymnastique ignore cet état naturel et on fait toucher la pointe des pieds, jambes tendues, depuis le plus jeune âge et dans toutes les bonnes salles de gymnastique. On s’évertue à « décambrer » les élèves, comme on ôte les talons des femmes enceintes ou qui se plaignent des reins. Et pourtant, si elles savaient que c’est la cambrure, la lordose lombaire qui va les guérir et les soulager….

Les problèmes de reins (nous parlons des lombaires et non pas de l’organe « reins ») viennent de la conjonction d’un relâchement de la paroi abdominale, d’une augmentation des charges (poids du corps ou poids soulevés), d’une faiblesse des articulations sacro-iliaques, d’une gymnastique mal adaptée et enfin (et surtout) de position systématique de notre société contraire à notre morphologie naturelle et à notre fonction première.

Il y a quelques dizaines de miliiers d’année, en descendant de l’arbre, l’homme s’est adapté à la marche et à la station debout, mais pas à la station assise, position anti-fonctionnelle et anti-naturelle. Aujourd’hui, seuls quelques sièges ergonomiques sont conçus en conséquence, et la personne repose, partie sur les fesses, partie sur les genoux. Mais que dire de l’homme du XXIème siècle, vautré sur son canapé, vautré sur son siège de voiture, sur son fauteuil de bureau, au cinéma, au stade et à l’église. Mahomet a sauvé les musulmans pratiquants, des problèmes lombaires en leur faisant adopter une prière à genoux. Le manque de bois du désert l’a bien aidé à ne pas trouver de chaises, mais le résultat est là.

Il n’y a qu’à regarder une radio de profil pour voir l’écartement béant du disque L4/L5 vers l’avant. On ne peut que le plaindre de devoir constamment s’écraser sur l’avant.

En résumé, prévention et posture « reins cambrés » pour porter un poids, on mettra chaque fois que nécessaire un petit coussin dans le dos en position assis « vautrée ». En exercice, ne jamais travailler en cyphose lombaire et conserver une ceinture abdominale de choc. Fuyez toutes ceintures et autres moyens de contention dont le seul but sera de faire fondre le peu de muscles qui vous reste…

Evolution des problèmes lombaires :

Quand le disque vertébral se détériore, la situation peut évoluer dans plusieurs directions. Les problèmes peuvent venir du noyau, de l’écrasement, d’un manque d’élasticité. Il y a de multiples formes de douleurs lombaires aussi multiples que les appellations populaires ou scientifiques (tour de reins, lombalgie, lumbago, etc…).On parle de lombalgie pour les douleurs lancinantes et de lumbago pour les douleurs plus fulgurantes.

Les douleurs vont de la gêne passagère à l’invalidité totale et peuvent durer de quelques jours à plusieurs mois si le patient ne trouve pas le traitement qui lui convient.

Une attention particulière pourraient être données aux névralgies (algies des nerfs, douleur sur le trajet du nerf). En sortant de la charnière L4/L5, le nerf sciatique peut être titillé par les problèmes vus précédemment. Il va s’en souvenir sur toute la longueur de son trajet, à travers la fesse, puis derrière la cuisse. C’est la sciatique, si douloureuse.

La cruralgie concerne le muscle antérieur de la cuisse.

Les cervicalgies :

En remontant, nous nous intéressons maintenant aux vertèbres cervicales et au couple atlas/axis. Le rhumatisme est plus difficile à cerner. Il est souvent installé depuis le plus jeune âge. Ses manifestations sont nombreuses : torticolis (un peu comme le lumbago, arrivant brusquement après un faux mouvement, une mauvaise position de sommeil), cervicalgie (douleur n’ayant pas encore trouver ses racines), cervicarthrose (plus rhumatismale, arthrosique), mais aussi migraine, céphalée, maux de dents, problèmes de vue provenant de déplacement des cervicales.

Il faut prendre l’habitude au moins une fois par semaine, de se regarder dans la glace, puis de tourner la tête à droite puis à gauche. S’il y a une différence importante d’amplitude, ce n’est pas normal.

Si le manque de symétrie vous semble ancien, vous vous êtes habitué, mais il y a un risque d’évolution vers des manifestattions plus douloureuses.

Si cela correspond à une gêne récente ou si vous ressentez une douleur en insistant sur le côté à faible amplitude, alors penchez vous sur la question et essayer de résoudre ce petit problème.

En profiter pour vérifier la hauteur des deux épaules (problèmes de dos, de scoliose ou de sacro-iliaque plus bas).

De même que pour les sciatiques, nous allons trouver les circuits nerveux douloureux dans toutes les névralgies cervico-brachiales. En partant de C5 pour l’extérieur du bras, en partant de C6 vers l’extérieur de l’épaule et descendant jusqu’au pouce et à l’index, C7 arrivera jusqu’au médius et C8 à l’auriculaire.

Les arthroses des membres et des articulations :

L’arthrose de la hanche : La hanche est un des points majeurs de tension du corps. De nombreux cas évoluent lentement vers la prothèse. Une des arthroses les plus promises à l’acte chirurgical. L’arthrose de la hanche est fréquente. Il existe des facteurs favorisants (activité physique, traumatismes, sports, etc.).

Les coudes, les épaules présentent peu d’arthrose, mais sont souvent soumis à des douleurs difficiles à contrôler comme avec le tennis-elbow et sa relation avec le sport ou les activités physiques répétitives. Les douleurs du balayeurs ou du maçon du dimanche.

L’arthrose du poignet consécutive à une fracture ou une entorse. Certaines activités professionnelles sont propices à l’éclosion de problèmes du poignet (marteaux piqueurs avec micro-traumatismes mais aussi personnes attachées au service entretien avec des mouvements répétitifs).

Le canal-carpien : Le type même de problème où il faudrait réfléchir à deux fois avant de se laisser ouvrir. Peut avoir des origines cervicales, mais doit trouver son premier traitement dans le travail des muscles antagonistes peu actifs

L’arthrose des doigts est fréquente chez la femme après la ménopause. Douleurs et déformations apparaissent au niveau des articulations avec gonflements. Les doigts qui se bloquent. Idem canal carpien. Provient du manque de travail des muscles antagonistes. L’évolution vers la maladie du Dupuytren est fréquente.

L’arthrose de la racine du pouce est caractéristique d’un manque de travail en extension et concerne l’os trapèze du poignet et le premier métacarpien. Il y a surtout une impossibilité à saisir les objets. Sans exercice approprié, la déformation s’installe.

L’arthrose du genou est fréquente, entre le fémur et le tibia, ou entre le fémur et la rotule. Il faut toujours se méfier de complications avec les sportifs (ménisque, ligaments croisés) ou les suite sur la bourse synoviale (épanchement de synovie).

Les arthrites :

Qui dit arthrite dit inflammation et c’est la grande différence avec les arthroses. Elles sont du domaine médical. Elles peuvent se diffuser. On le constate sur les analyses de sang avec une vitesse de sédimentation accélérée.

La tendinite :

Inflammation du tendon. A rapprocher des activités physiques ponctuelles, des chaussures

Les autres rhumatismes :

  • La spondylarthrite ankylosante
  • Le rhumatisme articulaire aigue (RAA)

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